Rapa Nui, l'Île de Pâques


 Journal      Vues aériennes 


L’Île de Pâques nous fascinait depuis toujours. Mais elle était en dehors de notre route ! C’est donc sans aucun scrupule que nous avons amarré Pro’s Per Aim dans une marina de Tahiti et que nous nous sommes dirigés en taxi vers l’aéroport pour nous envoler vers Rapa Nui, le nom polynésien de l’île de Pâques.

Rapa Nui est à peu près aligné avec Tahiti et Santiago du Chili, à mi-chemin environ. Elle est considérée comme étant l'un des lieux  les plus isolés au monde. Pitcairn, l'île habitée la plus proche est à 2000 km. Tahiti est à plus de 4000 km et la côte chilienne à 3700 km.


Pour nous loger, nous avons suivi les conseils d’amis voyageurs et  nous sommes descendus « Chez Jérôme ». Jérôme est français, passionné d’archéologie pascuane, guide UNESCO et tient avec son épouse Nancy une pension de famille à Hanga Roa le gros village de l'île.
 
C’est avec enthousiasme que nous conseillons à tous ceux qui nous lisent de descendre chez Jérôme. Outre sa profonde connaissance et compréhension de Rapa Nui et de ses mystères, Jérôme et Nancy reçoivent dans une ambiance familiale chaleureuse et amicale. Cerise sur le gâteau : leur cuisinier chilien Ricardo est un des meilleurs de l’île ! http://www.chezjerome.net



Le premier contact avec Rapa Nui  est saisissant. Les géants de pierre appelés « Moaï » sont partout. Les uns sont couchés et d’autres ont été redressés. Seuls 7 sur un total de 887 regardent vers la mer. La légende dit qu’ils représentent les 7 fils du premier roi venu de la mer : Hotu Matu’a.

Ces Moaï ont été extraits dans une carrière sur le volcan Rano Raraku avant d’être transportés parfois sur des dizaines de kilomètres. Comment ? Cela reste encore très mystérieux d’autant plus qu’ils ne connaissaient ni le métal, ni la roue, et que certains Moaï pèsent 90 tonnes !

Ce qui nous a frappé ensuite, ce sont les chevaux de Rapa Nui. 1800 chevaux en liberté pour 4000 habitants. Ils sont partout et font partie du paysage. C’est sur leur dos que sont sommes montés en 3 heures au sommet du volcan Terevaka. Trot et galop à la montée, mais retour paisible au pas à la descente !

Rapa Nui est assez aride, pelée, et les paysages sont austères, rudes, mais grandioses. Entre la forte houle battant des côtes parfaitement inhospitalières et les difficultés pour trouver de l’eau douce, la vie ne devait pas être toujours facile autrefois ! D’ailleurs, les restes architecturaux montrent bien que les soucis des habitants étaient de se protéger.

Les sites archéologiques sont innombrables et une boutade locale est de dire que l’île de Pâques est un musée à ciel ouvert ! Partout on trouve des statues, des pétroglyphes ou des restes de construction. Seul le site d’Anakena est un peu exploité pour le tourisme. Partout ailleurs on a le sentiment d’être un explorateur en herbe !

Pour terminer notre séjour, nous avons renoué avec la spéléo et exploré quelques lava tubes. Ce sont en fait des coulées de lave qui se sont solidifiées à l’extérieur pendant que la roche en fusion de l’intérieur finissait de s’écouler. Après refroidissement total, l’intérieur de la coulée est creux et s’appelle un lava tube.


L’île de Pâques ?
Nous avons beaucoup, beaucoup aimé. Nous y retournerons avec Pro’s Per Aim dans quelques années et entre Anakena et Hanga Roa, nous saurons bien lui trouver un abri contre la grosse houle qui bat sans cesse les côtes de Rapa Nui.


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