
Les îles grecques
Cliquez
sur les liens (en couleur et soulignés) pour ouvrir
les
galeries photos et les pages correspondantes
Retour page
Méditerranée
Vues
aériennes
Partis le 15
mars de
Sardaigne, nous arrivons le 21 à Paxos, une des
îles
grecques de la mer ionienne
La légende veut que ce soit Poséidon
qui créa
Paxos pour l'offrir à sa maîtresse ! Mais
Plutarque dans
ses
"oeuvres morales" nous dit qu'une voix sortie de l'eau au large de
Paxos ordonna au capitaine égyptien Thamus, en route vers
l'Italie,
d'annoncer que le Grand Pan était mort. Par deux fois, il
n'obéit pas, mais à la troisième
injonction il
obtempéra. Alors, une immense lamentation s'éleva
de la
mer.
Aujourd'hui, Paxos
nous offre le visage d'une petite île calme et verdoyante
où l'olivier est omniprésent.
Le 24 mars,
de bon matin, nous
rangeons les vélos, relevons l'ancre et, après
avoir lavé
le pont,
le cap est mis au Sud.
Une jolie brise nous pousse plein vent arrière. Les voiles
en
ciseaux, le génois tangonné, Pro's Per Aim file
ses 7 noeuds bien à plat sur l'eau.
En début d'après-midi, nous arrivons au
nord
de
l'île de Lefkas, parés à
embouquer le chenal
qui traverse ses marais pour gagner la ville du même nom.
La ville de Lefka a été détruite par
le
tremblement de terre de 1953. Reconstruite sans schéma
d'urbanisme, c'est un véritable fouillis
de
ruelles étroites
rendant impossible toute circulation et dégageant un charme
fou.
Pouvoir se promener en ville sans être assourdis par le bruit
de
la circulation ni asphyxiés par les fumées des
pots
d'échappement est un luxe inouï que les habitants
de Lefkas
savourent tous les jours !
Même la marina flambant neuve ne peut retirer au port
toute son authenticité avec ses vieilles barques
colorées
et son activité de pêche très
artisanale.
Après quelques jours passés dans la
ville de Lefka,
nous
nous décidons à partir vers le
sud de
l'île pour un mouillage dans une crique
appelée "la baie
tranquille". Là, les villages de Nidri
et de Vlikho nous donnent le spectacle de dames cousant sur le pas de
leur porte et
de Popes faisant leurs courses ... Aucun touriste (à part
nous
bien sûr !) et un accueil partout très chaleureux.
Après Lefkas, l'île
de Meganisi nous offre de nombreux
mouillages discrets et déserts d'une beauté
saisissante
où nous ne rencontrons aucun autre bateau
! Les îles Ioniennes sont complètement
désertées par le tourisme au printemps. A visiter
à cette époque pour ceux qui acceptent
d'affronter une
mer capricieuse et un vent changeant pouvant devenir brutal !
Sur notre route vers le sud, vers la Crète, nous nous
arrêtons sur Ithaque, l'île
d'Ulysse, et Isabelle raconte dans son journal
:
"Vendredi
31 Mars 2006
-
Nous sommes arrivés hier après-midi à
Vathy,
capitale de l’île d’Ithaque,
après plusieurs
jours de mouillage tranquilles au sud de Lefkas puis dans les petites
criques de Meganisi.
Nous
sommes le seul voilier
mouillé au milieu du port, c’est à dire
au milieu
de la ville. La lumière est superbe, les maisons sur les
collines qui nous entourent sont colorées. Tout est neuf, la
ville a été reconstruite après le
tremblement de
terre de 1953.
Les
fortes rafales (25 noeuds
établis et pointe vue à 36 !) qui nous
ont
bloqués au bateau hier après-midi et hier soir
nous ont
donné envie de repartir rapidement vers le sud,
vers une
météo plus stable, et donc vers la
Crète. Nous
sommes juste allés faire quelques courses et consulter nos
mails
avant de repartir en mer le long d’Ithaque puis de
Céphalonie.
Les
versants montagneux de la
côte sont escarpés et recouverts
d’oliviers, de
cyprès et de maquis. De rares habitations de loin en loin
mettent une tache de couleur dans toute cette verdure."
Dimanche 2 avril 2006
Ce matin, le soleil se lève comme nous doublons
l'île d'Antécythère.
Spectacle magnifique !
La Crète est devant nous avec ses sommets
enneigés. Dans
quelques heures nous serons à Khania (La Canée)
...
A notre arrivée, le dépaysement est
encore au
rendez-vous
et c'est la mosquée des Janissaires qui nous guide pour
entrer
dans le port.
Khania,
l'ancienne capitale de la Crète fourmille de vie. Entre
le marché couvert aux odeurs d'épice et de
poisson et les
vieilles rues aux parfums d'orient
où reste
présente l'architecture vénitienne,
il est
difficile de se croire toujours au sein de la communauté
européenne !
Autant les touristes étaient totalement absents des
îles
ioniennes, autant il en passe beaucoup trop à notre
goût
sur le quai devant notre
bateau.
Chassés de Khania par le bruit de la discothèque
qui a
ouvert deux jours après notre arrivée juste en
face de
notre bateau et par les vociférations nocturnes de sa
clientèle, nous appareillons pour Réthymnon et sa
fameuse
citadelle.
Rendus
célèbres par l'attaque du pirate Barberousse, la
ville et son vieux
port vénitien nous
séduisent dès
le premier instant.
C'est à partir de Réthymnon que nous
décidons de
rayonner pour explorer la Crète et découvrir des
sites
comme Knossos, le
monastère Arkadiou ou la vallée
d'Amari.
C'est à Knossos
que la légende place le labyrinthe construit par
Dédale
et où demeurait le Minotaure tué par
Thésée. En fait Thésée
s'était fait
aider par Ariane pour réaliser son exploit, mais loin de lui
en
être reconnaissant, il l'abandonna dans une île des
Cyclades lors de son voyage de retour !
Malheureusement, malgré toute l'énergie
dépensée par le vaillant équipage de
Pro's Per Aim
pour assurer un reportage
aussi complet que possible, aucune photo ni du Minotaure, ni de
Thésée n'ont pu être prises ! Par
contre une carte
a
été préparée !
Lundi 24 avril 2006.
Nous
sommes dans les Cyclades depuis quelques jours. Le temps d'essuyer
encore une fois un coup de Sirocco qui nous bloque pendant 24 heures
sur Pro's Per Aim et qui le recouvre de cette poussière
rouge
venue tout droit du désert lybien.
Hier Hélène
et Metig sont arrivées à
l'aéroport de
Milos et nous découvrons ensemble cette île.
Le bleu
et le blanc
s'unissent pour renforcer ombres et lumières et donnent un
charme fou aux ruelles
des villages : Adamas, Plaka, Tripiti, Appolonia ... nous
nous
laissons porter par l'atmosphère paisible de ces lieux aux multiples
églises.
Vendredi
5 mai 2006.
Hélène, Metig et Yann, arrivé
seulement la semaine
dernière, vont repartir pour Athène
demain. Le vent
est bien placé, la route est longue pour rentrer en
Bretagne.
C'est décidé, nous appareillerons
après leur
départ en direction de Gibraltar en disant au revoir aux Cyclades
et à
Milos
en particulier !