Le journal d'Isabelle



Jour après jour, Isabelle rédige le journal de notre voyage. Adapté pour la  radio  depuis mai 2008, voici les textes ayant été diffusés.



PRO’S PER AIM DANS LES ILES DU VENT
du 22 août 2008 au 24 septembre 2008


Vendredi 22 août 2008 – Baie d’Opunohu sur l’île de Moorea dans les îles Du Vent

Nous avons quitté Huahine et les Iles Sous Le Vent hier après-midi de façon à arriver en milieu de journée à Moorea. Une vingtaine d’heures de traversée contre le vent et de nuit c’est toujours un peu fatigant. Notre radar fonctionne à nouveau mais nous avons préféré veiller à tour de rôle car il y a beaucoup de bateaux dans le secteur et puis c’est un terrain de jeu pour les baleines à bosses.
Aucun souci dans la passe. Pro’s Per Aim a ensuite enroulé les balises latérales signalant le récif pour venir mouiller au pied du mont Rotui. Sa silhouette trapue et massive domine les baies de Cook et d’Opunohu dont le cadre spectaculaire est à l’affiche dans les agences de voyage. Les pics se succèdent sur un arc de cercle montagneux qui entoure les deux baies. La flèche du Mont Mouaroa est particulièrement impressionnante. La beauté du site est à couper le souffle. La baie d’Opunohu s’enfonce profondément à l’intérieur des terres mais nous avons jeté l’ancre à l’Est de l’entrée, entre le chenal navigable et le récif extérieur.

Avant de s’appeler Moorea, l’île se nommait Aimeo, ce qui veut dire « manger caché ». Il faut dire que Moorea est très proche de Tahiti et qu’elle a longtemps constitué le refuge des guerriers tahitiens en fuite. Son nom actuel, qui signifie « lézard jaune », lui a été donné par un grand prêtre. Il aurait eu la vision d’un beau lézard jaune sur un marae, lieu de culte des anciens polynésiens.
Moorea a aussi des surnoms.
On l’appelle la « petite sœur » de Tahiti parce qu’elle n’est pas très étendue et à seulement 17 km au nord-ouest de Tahiti.
Je préfère la nommer l’île « cœur ». Pour comprendre ce surnom, il suffit de regarder une carte de l’île qui ressemble à un coeur. Elle est si caractéristique que les bornes kilométriques en ont pris la forme.

Moorea et Tahiti font partie des Iles du Vent. Ce sont des îles hautes et volcaniques. Une autre Ile du Vent est également très connue. C’est le minuscule atoll de Tetiaroa. Quand l’acteur Marlon Brando est venu en Polynésie pour tourner « Les révoltés du Bounty », il est tombé sous le charme de cet atoll idyllique et en a fait l’acquisition.
Le Bounty, rappelez-vous …
C’est le nom du navire anglais que commandait le capitaine William Bligh. Sa mission était de recueillir, à Tahiti, le plus grand nombre possible de plants de uru et de les transporter aux Caraïbes pour fournir de la nourriture aux esclaves de ces colonies. L’uru en Polynésie, c’est le fruit de l’arbre à pain.
Le 26 octobre 1788, le Bounty arrive donc à Tahiti où il reste cinq mois. L’équipage a eu amplement le temps de s’habituer à cette île de rêve où le climat est agréable et les femmes accueillantes. En dépit de sa sévérité, le capitaine Bligh peine à rassembler ses hommes à bord et il lève l’ancre pour les Antilles via le Cap Horn.
Trois semaines après, une mutinerie éclate sur le Bounty à l’initiative de Christian Fletcher qui s’empare du navire. Le capitaine Bligh et dix-huit de ses hommes qui lui sont restés fidèles sont débarqués sur une chaloupe. Ils vont dériver sur 5000 km avant de toucher une terre.
Pendant ce temps les révoltés continuent leur route et échouent finalement sur Pitcairn. Ils finissent par s’entre-tuer et Fletcher trouve la mort dans la bagarre. Les survivants s’établissent sur cette petite île jusqu’alors inconnue et de nos jours, leurs descendants peuplent encore Pitcairn.

Mais revenons à Moorea où nous sommes accueillis dès notre arrivée par José et Betty, des amis que nous n’avions pas vus depuis le passage de Panama en janvier dernier. Les échanges sont animés et chaleureux. Nous avons plein de choses à nous raconter. C’est toujours un vrai plaisir de retrouver un bateau connu au hasard d’un mouillage.


Dimanche 24 Août 2008 – Baie d’Opunohu sur l’île de Moorea dans les îles Du Vent

Guy a décidé ce matin de graisser l’hélice du moteur de Pro’s Per Aim. C’est une hélice un peu spéciale dont le sens des pâles s’inverse quand on passe la marche arrière. Du coup le bateau est beaucoup plus manœuvrant lorsqu’on recule. En plus, quand le moteur est arrêté et qu’on navigue sous voile, cette hélice se met en drapeau et le bateau n’est pas freiné comme avec une hélice classique.
Bref ! C’est top comme technique mais c’est bourré d’engrenages et il faut les entretenir avec de la graisse. Là, ça se complique vu que l’hélice est sous l’eau. Pourtant, nous ne pouvons pas attendre la mise au sec de Pro’s Per Aim car elle est devenue dure et, l’autre jour, elle ne s’est pas enclenchée immédiatement quand Guy a passé la marche arrière pour freiner le bateau. Sur un bateau, il n’y a pas d’autre moyen pour s’arrêter. Si ça ne fonctionne plus, nous courrons droit au devant des ennuis ...

A me lire, vous allez penser qu’on est toujours en train de bricoler sur un bateau pour l’entretenir ou réparer ce qui casse. Eh bien, vous n’avez pas tort. Un bateau mal entretenu devient rapidement dangereux. Donc nous y passons le temps qu’il faut.

Nous devons tout d’abord retrouver la petite pompe à graisse spéciale pour l’hélice. Nous passons deux heures à retourner le bateau de fond en comble si j’ose m’exprimer ainsi. Rien à faire ! Nous sommes incapables de mettre la main dessus, elle a disparu ! Guy se résout à utiliser la grosse pompe. Il faudra bien la rincer quand le travail sera fini car il n’est pas certain qu’elle apprécie un bain dans l’eau de mer.

Il va falloir travailler sous l’eau. En apnée, ce serait trop difficile. Guy s’équipe donc avec une bouteille et plonge sous le bateau avec le tournevis. Je suis en poste sur la jupe à l’arrière prête à lui passer les outils à la demande. Il me rapporte une grande vis et repart avec le graisseur. Je trouve le temps long. Les bulles remontent régulièrement crever en surface. Il va donc bien mais il doit avoir des soucis d’ordre technique. Il revint me dire qu’il ne parvient pas à fixer le graisseur à la place de la vis qu’il a ôté. Sous l’eau, il ne peut pas mettre ses lunettes et il voit mal. Il y retourne, retente … sans succès. Comme il ne pensait pas passer beaucoup de temps sous l’eau, il ne s’est pas équipé d’une combinaison et il commence à avoir froid. Ses doigts sont tout blancs et il tremble. Il risque d’échapper un outil ou une vis au fond.

Il replonge avec un tournevis pour gratouiller le corail qui s’est développé sur l’hélice. Et là ! Révélation ! Il voit apparaître les deux minuscules vis qu’il doit ôter pour fixer le graisseur et injecter de la graisse dans les engrenages. La grande vis qu’il avait ôté tout à l’heure n’était pas la bonne. Il est maintenant complètement transi et il ne sent plus ses doigts. Il y retourne quand même et cette fois tout va très vite. Les engrenages de l’hélice reçoivent une bonne dose de graisse et elle tourne dans les deux sens sans frottement. Voilà un bon boulot de fait !

Je laisse Guy se rincer à l’eau douce sur la jupe pendant que je range les outils et que je lui prépare un chocolat bien chaud. C’est qu’il est tout bleu mon Capitaine, tellement il a froid ! Le soleil des tropiques ne parvient même pas à lui rendre sa couleur dorée habituelle.


Vendredi 29 Août 2008 – Baie d’Opunohu sur l’île de Moorea dans les îles Du Vent

A part un aller-retour à terre pour porter la poubelle et faire le plein d’eau, nous restons toute la journée à bord. Nous étudions les guides nautiques pour la suite du parcours.
La prochaine saison des cyclones commence en novembre et nous avons prévu de retourner aux Marquises pour nous mettre à l’abri des colères conjuguées de Neptune et d’Eole. Nous quitterons la Polynésie Française en avril 2009 pour continuer notre voyage vers l’ouest. Nous devrions … remarquez que je parle au conditionnel car en bateau, les plans de route changent facilement. Je disais donc, nous devrions prendre la route nord et passer par les Cook, les Samoa, Wallis (la petite île française) et les Vanuatu (ex-Nouvelles Hébrides) avant de faire escale en Nouvelle Calédonie. Mais la Nouvelle Calédonie est en zone cyclonique. Nous devrons la quitter en novembre 2009 au plus tard pour descendre en Nouvelle Zélande qui se trouve hors de la zone à risques.

Tout ça nous occupe une bonne partie de la journée. Il est temps de préparer le bateau pour partir demain car la nuit va tomber. Depuis quelques jours nous suivons les prévisions météo. Elles ne sont pas bonnes à partir de dimanche. Le vent va souffler à 20-25 nœuds pendant au moins une semaine et la houle va être énorme. Non seulement le mouillage de Moorea risque d’être inconfortable mais en plus, nous allons être coincés ici pour un certain temps. La mer sera trop mauvaise pour que l’on puisse s’aventurer confortablement dessus. Il faut donc profiter de la dernière journée de calme avant longtemps pour rallier Tahiti. La baie de Phaéton dans l’isthme entre les deux îles de Tahiti est un abri parfait. Nous y serons en sécurité pendant la période de mauvais temps qui s’approche.


Mardi 2 Septembre 2008 – Baie de Phaéton sur l’île de Tahiti dans les îles Du Vent

Ce matin, exceptionnellement, le réveil a sonné ! Nous voulons être prêts à temps pour ne pas louper le bus pour Papeete. Il paraît qu’il passe vers 7h30 devant la marina. Au fait ! On dit : « Pa-pé-é-té ».
L’orthographe des mots tahitien ne comporte pas d’accents, le « e » se prononce « é » et le « u » se dit « ou ». En plus on ne met pas de « s » pour marquer le pluriel. « Phaéton », la baie où nous sommes, n’est pas le nom tahitien. Les locaux l’appellent « Baie de Teva »

Précisons ! Nous sommes sur Tahiti depuis trois jours et nous devons faire notre entrée officielle auprès des douanes de Papeete. Quand nous étions arrivés aux Marquises en mars dernier, les gendarmes nous avaient fourni une attestation provisoire. Il faut donc régulariser nos papiers en allant à la capitale de la Polynésie Française.
Mais Tahiti est une grande île et nous avons jeté l’ancre dans la baie de Phaéton à 60km au sud de Papeete. Pro’s Per Aim est mouillé devant la petite marina TNC où nous le laisserons au sec de mi-octobre à mi-novembre, le temps d’un séjour en France.
Voilà pourquoi nous nous dirigeons vers la route qui fait le tour de Tahiti. Il est 7h15, nous avons un quart d’heure d’avance pour assurer le coup. Pourtant le bus passe sans s’arrêter devant nos yeux alors que nous n’avons pas encore atteint la sortie de la marina. Et zut ! On nous a dit qu’il n’y en avait qu’un seul par heure. Quand nous demanderons les horaires à l’office du tourisme de Papeete, on nous dira qu’ils existent mais qu’ils ne sont pas respectés. D’une façon générale, les Polynésiens n’ont pas le même rapport au temps que les occidentaux. Il suffit de le savoir et de faire avec !…

Nous décidons donc de lever le pouce. Le stop nous a toujours réussi en Polynésie Française. Mais ici, sur l’île « capitale », les voitures passent vite et ne s’arrêtent pas. Pourtant, dans la plupart d’entre elles, le conducteur est seul. Il doit y avoir sur Tahiti des gens importants et pressés comme en métropole. Finalement, au bout d’une demi-heure, une petite Ford Fiesta se gare sur le bas-côté. Une jeune et jolie tahitienne nous fait monter. Nous avons de la chance car elle va à Papeete. Son nom polynésien est compliqué et je ne réussis pas à le retenir. Nous l’appellerons donc Lala comme le font tous ses amis.

Une bonne heure de route nous attend, le temps de faire connaissance. Lala a une passion : elle est surfeuse ! Avant la naissance de son fils, il y a un an, elle faisait même de la compétition. Elle est allée surfer en Nouvelle Zélande, à Hawaï, sur la côte ouest des Etats Unis et aussi à Biarritz. Le goût des voyages nous rapproche mais elle s’étonne que nous n’ayons plus de maison où revenir de temps en temps.
Sinon, elle gagne sa vie comme aide-comptable et aujourd’hui elle a pris sa journée pour accompagner ses jeunes cousines au lycée.

Une petite digression s’impose. Ses cousines viennent des Tuamotu. Déjà, pour aller au collège, elle avaient du quitter leur petite île familiale pour être internes sur Hao, un des trois ou quatre atolls des Tuamotu à posséder un collège. Mais il n’y a pas de lycée dans cet archipel perdu et pour entrer en seconde, il faut s’éloigner davantage de papa et maman et se rendre sur Tahiti. La famille s’organise et s’entraide. Les futures lycéennes ont dormi chez leur tante qui vit à Tahiti et c’est Lala qui s’est chargée de faire le taxi ce matin de très bonne heure pour les conduire au lycée. Lala retournera les chercher ce soir vers 16h. D’ici là elle est libre comme l’air et décide de nous piloter dans Papeete.

La gentillesse et la disponibilité ne sont pas de vains mots en Polynésie. Lala nous offre son temps et sa compagnie pour toute la journée sans contrepartie aucune. Une fois de plus, nous avons de la chance. Il aurait été dommage de ne pas rater le bus. Nous aurions été privé d’une super rencontre.

Revenons à nos préoccupations administratives. Nous savons que les Douanes sont sur le port. Mais c’est grand. Lala se renseigne : il faut aller sur le Motu Uta et pour cela faire tout le tour du port en prenant le pont qui relie l’île au petit motu. Nous trouvons le bâtiment sur les docks. Lala rentre avec nous et attend, assise sur un banc dans le couloir, que nous ayons terminé nos démarches. Dans une vie de voyageur, elles prennent du temps et sont parfois compliquées. C’est comme le mauvais temps, on doit s’en accommoder en attendant patiemment que ça passe.
Nous sommes avec le fonctionnaire qui doit nous accorder un report de date pour notre départ. En tant que Français, nous avons droit à un an sur le territoire polynésien pour être considérés comme des voyageurs en transit. Si nous voulons rester plus longtemps nous deviendrons des résidents et nous aurons à payer une taxe appelée « Papeetisation ». Cette taxe s’élève à 20% de la valeur du bateau. C’est trop cher pour nous.
Comme nous sommes arrivés le 3 mars 2008, il faudrait repartir à la même date en 2009. Sauf que nous allons sortir de Polynésie pendant cinq semaines puisque nous devons rentrer en France en avion. Ces cinq semaines sont décomptées à condition de remplir tous les formulaires adéquats. Nous avons tous les justificatifs nécessaires et le fonctionnaire reporte notre date limite de départ à la mi-avril 2009. Il faudra juste lui apporter les talons de nos billets d’avion au retour de France.

Lala attend toujours sur le banc. C’est terminé pour ici mais, maintenant, il faut trouver le bureau d’immigration et celui des affaires maritimes. Il paraît que c’est en ville au niveau du quai des ferries. Pas de problème ! Lala a le temps… Nous reprenons tous les trois la Ford Fiesta et quelques minutes plus tard, elle est garée sur le parking devant les bureaux où nous devons nous rendre. Il est déjà 11h et nous proposons à Lala d’aller boire un verre avant de continuer nos démarches. De l’autre côté de la rue nous entrons dans le café « Les 3 brasseurs ». En fait c’est une vraie brasserie ! A l’intérieur de la salle, un peu à l’écart, trônent deux superbes et rutilantes cuves en cuivre dans lesquelles est fabriquée la bière locale. On me dit qu’elle est bonne mais moi, je préfère les jus de fruits frais. Celui qu’on me sert est excellent et rafraîchissant à souhait.

Nos démarches administratives ne sont pas terminées et nous éprouvons des scrupules à faire attendre Lala. C’est pourquoi nous lui proposons de nous quitter. Nous pouvons rentrer en bus. « Pas question » nous répond Lala. « Je vous ai amené jusqu’à Papeete et quand vous aurez fini, je vous ramènerai au mouillage à Taravao. ».
Le ton est sans appel. Nous la laissons à la brasserie où elle a retrouvé une amie et nous nous dirigeons vers le bureau de l’immigration. Nouveaux formulaires, nouveaux tampons et une saisie de tout ça sur l’ordinateur, modernité oblige ! Nous sommes presque en règle. En effet, le fonctionnaire nous annonce que nous devons passer au bureau voisin voir son collègue qui est responsable du Port Autonome. Nous frappons à la vitre … Personne ! Ce monsieur est, semble-t-il, en réunion et il ne reviendra que vers 13h30.
Nous passons prévenir Lala avant d’aller faire un tour au marché. Lala déjeune avec son amie à la brasserie. Quant à nous, nous trouverons bien un sandwich en ville.

Le marché est un des pôles d’attraction de Papeete. L’animation y est quasi-perpétuelle de 4h du matin à 6h du soir. Nous arrivons à un moment un peu plus calme puisque c’est la pause déjeuner. Ce lieu de vie est haut en couleur. Les marchands de fruits et de légumes proposent des produits du terroir comme les uru, les ignames, le taro, les patates douces, le gingembre, la vanille et les bananes fei. Les fruits sont moins abondants en ce moment. Ce n’est pas la saison puisque qu’on est encore en plein hiver austral.
Un peu plus loin les étals des poissonniers sont fermés. Il faut venir de bonne heure le matin pour profiter du spectacle. Les gros spécimens sont accrochés sur des trépieds métalliques et les poissons de taille plus modeste sont étalés sur des grandes tables.
De l’autre côté, vers le front de mer, l’odeur enivrante des fleurs tropicales nous attire. En fermant les yeux on se croirait au paradis. L’art des marchands consiste à créer des bouquets éclatants de couleurs.

Le premier étage n’occupe pas toute la surface du rez-de-chaussée qu’il surplombe. Adossés à la balustrade, on a une autre vue des étals. Nous y restons un bon moment à regarder quelques mètres plus bas le va-et-vient qui anime la zone des fruits et légumes. Mais le premier étage, ça n’est pas que ça. Ce sont aussi les boutiques des artisans de toute la Polynésie. Ils viennent des Marquises avec leurs tiki sculptés, des Australes avec leur pahu de cérémonie qui sont des grands tambours ou des Tuamotu avec les nacres polies et gravées et les colliers de coquillages.

Il est l’heure de retourner au bureau du Port Autonome. C’est rapide, le fonctionnaire se contente juste d’apposer un coup de tampon sur un de nos formulaires. Nous rejoignons Lala qui préfère nous ramener avant l’heure des terribles embouteillages de Papeete. Il est 15h30 quand elle nous dépose à Taravao. Elle n’a pas le temps de venir visiter Pro’s Per Aim, ce sera pour une autre fois. Au revoir Lala ! A bientôt.

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