Ce lexique a
été
rédigé par le matelot Isabelle au cours de sa
première année en mer et est
destiné
à ceux qui sont perdus avec le vocabulaire des «
voileux
» rencontré sur le site ou dans nos mails. Que
ceux qui le
connaissent pour avoir déjà navigué
pardonnent son
manque de précision. Les caractéristiques
techniques de
PRO’S PER AIM sont détaillées sur une
page
spéciale pleine de chiffres et de mots
compliqués.
Cliquez
ici pour
l’ouvrir.
Abattre : Se
dit lorsque l’on éloigne le bateau de la direction
d’où vient le vent (par opposition à lofer). Pour
abattre, on peut soit agir sur la barre soit choquer la GV soit border la voile
d’avant.
Adonner : Se
dit du vent
lorsqu’il s’écarte de l’axe du
bateau par
l’avant (par opposition à refuser).
Anémomètre
:
C’est un appareil situé en haut du mât.
Il mesure la
vitesse du vent et l’affiche en nœuds ou en force
Beaufort
sur des cadrans au niveau de la table à cartes et du cockpit.
Anodes : Ce sont des petites
pièces de zinc qui protègent les coques acier ou
aluminium de l'électrolyse. Comme elles ont un potentiel
d'oxydo-réduction différent de l'acier ou de l'alu, ce
sont elles qui "fondent" en premier en cas d'électrolyse
(à cause d'une petite fuite de courant à la coque par
ex.). Il y a deux sortes d'anodes : celles qui sont fixées sur
la coque à des endroits stratégiques et celles dites
"à pendre". Ces dernières sont de longs cylindres que
l'on plonge dans l'eau quand on est au mouillage ou au ponton. Elles
sont reliées à la coque par un fil métallique
conducteur.
Aussière
: voir cordage
Balancine :
voir cordage
Barre :
Située dans le
cockpit,
elle actionne le safran.
Sur les gros bateaux, c’est une
barre à roue. Sur les petits c’est une barre
franche. Sur
Pro’Per Aim nous avons une barre à roue
à poste et
une barre franche de secours.
Bimini :
C’est un parasol
adapté à la taille du cockpit et
fixé sur
celui-ci. Il est bien agréable pour se protéger
du soleil
en mer ou pendant de courtes escales. Il nous a manqué en
Méditerranée et nous en avons fait poser un en
septembre 2006.
Pour des escales prolongées nous avons un taud de
soleil. C’est une grande toile qui recouvre une grande partie
du
bateau et évite au soleil de surchauffer la coque et donc
l’intérieur.
Bôme
: C'est
l'espar (longue pièce de bois, de métal ou de
plastique)
horizontal, perpendiculaire au mât, sur lequel est
fixée la partie basse de la grand voile (GV).
Border :
Quand on borde une
voile, on la tend en raidissant l’écoute. Elle se
rapproche de l’axe du bateau (par opposition à choquer).
Bosses de ris : voir Ris
Choquer :
Quand on choque une
voile, on la libère en mollissant
l’écoute. Elle
s’éloigne de l’axe du bateau (par
opposition
à border).
Cockpit : A
l’arrière du bateau, bien
protégé de la mer
et du vent, c’est l’endroit où
l’on trouve la
colonne de barre, les banquettes pour bronzer et la petite table pour
grignoter et trinquer à votre santé.
Cordage : Il
y en a beaucoup
sur un bateau. Ils ont des noms différents selon leur
fonction.
Une aussière est un cordage qui permet d’amarrer
(d’attacher) le bateau à un quai. On hisse les
voiles
à l’aide de drisses. Une écoute sert
à
border une voile, c’est à dire à la
fixer dans la
position désirée une fois qu’on
l’a
envoyée. La balancine est un cordage qui soutient la
bôme
: elle est le 3ème côté du triangle
rectangle
formé par la bôme et le mât.
Debout :
Vent debout …
voir direction du vent
Dérive
: Ce mot a
plusieurs significations dont on peut se faire une idée car
il
appartient au langage courant.
-
C’est la grande
plaque située sous la coque de Pro’s Per Aim. Elle
fait 1,
50 m quand elle est abaissée et peut s’escamoter
complètement à l’intérieur
du bateau dans le
« puits de dérive » quand le dériveur
est
intégral. Cet appendice est en fait un plan …
anti-dérive. Quand le vent est de travers ou à
l’avant du travers, il a tendance à pousser le
bateau dans
sa direction qui n’est pas celle où l’on
veut aller.
La dérive (plaque) offre, dans l’eau, une
résistance à cette poussée en limitant
la
dérive-vent. On peut alors garder le cap choisi
s’il
n’est pas trop près du vent.
-
La dérive-vent,
c’est l’angle en degré dont on doit
tenir compte
pour le cap afin de compenser un vent de près ou un vent de
travers. Sur Pro’s Per Aim et ce, malgré la
dérive
(plaque), il peut aller jusqu’à 15° : le
bateau avance
alors en crabe.
– La dérive-courant, c’est
l’angle en degré dont on doit tenir compte pour le
cap
pour compenser un courant marin n’ayant pas la même
direction que l’axe du bateau. Les courants sont
particulièrement forts autour des caps et dans les
détroits mais pas seulement : le long du Portugal, par
exemple,
un courant d’un nœud porte vers le sud et ralentit
une
remontée vers le nord sans faire dériver le
bateau
puisque le courant est dans l’axe.
Dériveur
: Pro’s
Per Aim est un dériveur intégral. Quand
la
dérive est relevée à
l’intérieur de
son puits, le fond plat du bateau lui permet
d’évoluer dans moins d’un
mètre d’eau
et de s’échouer sur une plage de sable fin entre
deux
cocotiers sans dommage. Un quillard (bateau à voile avec une
quille) n’a pas de dérive. C’est sa
quille qui lui
sert de plan anti-dérive. Elle est fixe et
profilée : un
quillard remonte au vent bien mieux qu’un dériveur
mais ne
peut pas aller dans des endroits peu profonds.
La quille contient le lest empêchant le bateau de chavirer :
on
parle de « stabilité de poids ». Sur un
dériveur, le lest est au fond de la coque autour du puits de
dérive. C’est ce lest et la grande largeur de la
coque qui
offre au dériveur sa stabilité dite «
de forme
».
Direction du vent
: On dit que
le vent est « debout » quand il est pile dans
l’axe
du bateau et qu’il vient de l’avant. Bien
évidemment, on ne peut pas faire route dans ces conditions.
Les
bateaux qui remontent bien au près (du vent) peuvent faire
route
à 35° du vent. Pro’s Per Aim est un
dériveur et
ses performances en la matière sont de l'ordre de
45° du
vent.
Quand le vent est à la
perpendiculaire de l’axe du bateau, on dit qu’il
est de
travers. Ensuite on parle de largue, grand largue et de vent
arrière (pile dans l’axe et venant de
l’arrière). Faire route au portant,
c’est faire
route avec un vent qui souffle à
l’arrière du
travers.
Drisse :
voir cordage
Ecoute :
voir cordage
Embosser :
Mouiller avant et arrière pour positionner le bateau face
à la houle par exemple.
Epontille :
voir mât
Etai : voir mât,
génois
et trinquette
Force du vent
: On utilise
l’échelle BEAUFORT qui va de 0 à 12. Le
calme plat
c’est force 0 ! Et l’ouragan c’est force
12 (vents
supérieurs à 64 nœuds soit 118 km/h).
Quand on
entend à la météo marine parler de
« coup de
vent » c’est un force 8 (vents entre 34 et 40
nœuds
soient 62 à 74 km/h). « Grand frais »
c’est
force 7. Le mot « tempête »
n’est
utilisé que pour la force 10.
Fraîchir
: Ce n’est
pas une question de température ! On dit que le vent
fraîchit quand il se renforce. Ceci
précisé, quand
on est pas à l’abri du vent et qu’il se
renforce,
à température égale, on a
l’impression
qu’il fait moins chaud.
Génois
: C’est une
des deux voiles d’avant avec la trinquette. Le
nôtre est
sur enrouleur, ce qui signifie, qu’au repos, il est
enroulé sur son étai
qui est un câble tendu entre
la pointe avant et le haut du mât. Sa surface est
supérieure à celle de la grand voile (GV).
Il est le
« moteur principal» d'un voilier.
Girouette :
C’est un
appareil situé en haut du mât. Il mesure la
direction du
vent.
Grand voile (GV)
: Comme son nom ne
l’indique pas, la GV a une surface moins importante que le
génois. Sur Pro’s Per Aim, elle se hisse le long
du
mât et est fixée à
l’horizontale en bas sur
la bôme.
Quant on l’affale, avant d’arriver dans un
port ou un mouillage, elle est guidée par les lazzyjack et se
plie en accordéon dans le lazzybag, ce grand
« sac »
bleu qui la protège des UV. Sur d’autres bateaux,
elle
peut être enroulée dans le mât ou bien
dans la
bôme. Dans ce cas elle y est protégée
du soleil et
il n’y a ni lazzyjack, ni lazzybag.
Gréement
: Le
gréement dormant comprend les câbles qui
soutiennent le
mât et leur système de fixation sur le pont. Le
gréement courant comprend les cordages servant à
manier
les voiles.
Guindeau :
C’est un
treuil permettant de descendre ou de remonter l’ancre et sa
chaîne. Il peut être manuel ou
électrique. Il est
situé à l’avant dans la baille
à mouillage
avec l’ancre et la chaîne. Sur Pro’s Per
Aim il est
électrique.
Haubans :
voir mât
Hauts-fonds
: Une des
nombreuses hantises des marins. Il s’agit des «
fonds
» marins qui sont « hauts » et
même s’il
n’y a aucun risque d’échouage, la mer y
devient
chaotique, mauvaise et d’autant plus dangereuse que le vent
est
fort. Le plateau de Rochebonne, par exemple est un haut-fond au large
dans le Golfe de Gascogne. On l’enroule soigneusement car la
mer
y déferle.
Jupe :
Partie du bateau
située à l’arrière du cockpit et
pratiquement au ras de l’eau. Equipée
d’une
échelle de bain, c’est l’endroit
idéal pour
remonter à bord après une baignade. Tous les
voiliers
n’ont pas forcément de jupe.
Largue ou grand largue
: voir
direction du vent
Lazzybag et Lazzyjack
: Les
lazzyjack sont des petits cordages tendus entre le mât et la
bôme.
Ils permettent à la grand
voile (GV) de descendre
sans tomber en vrac sur le pont. La GV est recueillie dans le lazzybag
(littéralement « sac de paresseux » en
anglais). Ce
sac est refermé par une fermeture éclair et la GV
est
ainsi protégée des UV.
Lofer : Se
dit lorsque l’on rapproche le bateau de la direction
d’où vient le vent (par opposition à abattre). Pour
lofer, on peut soit agir sur la barre soit border la GV soit choquer la voile
d’avant. Quand une rafale de vent fait partir au lof,
et que cet écart n’est pas
contrôlé par le barreur, le voilier se retrouve bout au vent
et s’arrête.
Mât
: Le mât est
simplement posé sur le pont. Il n’est pas
fixé
à sa base et ne tient que par :
- à
l’avant : l’étai
du génois,
- sur les
côtés : les haubans
- à
l’arrière : les deux
pataras.
L’épontille est là, à
l’intérieur, pour compenser les efforts colossaux
que le
mât fait peser sur le pont. C’est une sorte de
«
pilier » entre la base du mât et le fond de la
coque.
Mille marin
: C’est
l’unité de distance utilisée en mer :
ne pas le
confondre avec le mile des anglo-saxons réfractaires au
système international pour les unités. Un mille
marin
vaut 1852 mètres. Il est égal à la
longueur de
l’arc de cercle à la surface de la terre dont
l’angle au centre est d’une minute
d’angle (un
soixantième de degré). Le calcul se fait
aisément
sachant que le périmètre de la terre est environ
40 000
km. On divise par les 360° d’un tour complet puis par
60 (car
1° = 60 minutes d'angle).
Nœud
: Bien sûr il
y a les fameux nœuds des marins et l’art du
matelotage pour
attacher toutes les ficelles qui courent sur le pont mais le
nœud
est aussi une unité de vitesse : elle correspond
à un
mille marin par heure (1,852 km/h). Avant l’existence des
GPS,
lochs ou autres systèmes modernes de mesure de vitesse sur
l’eau, les navigateurs laissaient courir dans l’eau
une
corde garnie de nœuds régulièrement et
judicieusement espacés. Sur une période de temps
donnée, ils comptaient le nombre de nœuds leur
filant
entre les doigts et connaissait ainsi la vitesse de leur embarcation.
Pataras :
voir mât.
Pilote :
C’est un
merveilleux appareil … électronique,
électrique,
hydraulique et mécanique … donc fragile
…
qui barre à notre place et nous permet de faire autre chose
(manger, dormir, lire …). Il est relié au GPS et
à la
barre. Le pilote consomme du courant. Quand les vents sont
réguliers et que la terre est loin, on
préfère
utiliser le régulateur
d’allure.
Plateau continental
: Le long
des continents, c’est une plate-forme peu profonde (moins de
200
m). Sans y être aussi dangereuse que sur des hauts-fonds, la
mer
y est moins agréable qu’au large. Son
étendue varie
de quelques centaines de mètres à plusieurs
centaines de
kilomètres. Dans la mesure du possible on essaie de
l’éviter à cause de la mer un peu
pénible et
des nombreux pêcheurs qu’on y croise.
Portant :
Faire route au
portant … voir direction
du vent
Près
: Remonter au
près, faire du près … voir direction du vent
Refuser : Se
dit du vent lorsqu’il se rapproche de l’axe du
bateau par l’avant (par opposition à adonner).
Régulateur
d’allure
: C’est le gros engin fixé sur la jupe, à
l’arrière. Il possède une
pâle en l’air
(l’aérien) qui se place en fonction du vent.
L’aérien actionne, dans l’eau, le
pendulum lequel
agit sur la barre et dirige le bateau selon un angle fixe par rapport
au vent. Bien sûr, si le vent tourne, le bateau tourne.
C’est pourquoi, il faut des vents réguliers et il
est
préférable d’être assez loin
de la terre au
cas où un changement de direction se ferait à
notre insu.
L’avantage du régulateur sur le pilote
électrique
c’est qu’il ne consomme rien et qu’il
n’est que
mécanique donc peu fragile et facile à
réparer.
C’est aussi un barreur de secours.
Ris :
Prendre un ris
c’est réduire la voilure lorsque le vent se met
à
souffler trop fort. On peut prendre un (ou 2 ou 3) ris dans le
génois
en l’enroulant plus ou moins ou dans la grand voile
en la faisant descendre le long du mât. La GV est alors
retendue
à l’aide de cordages appelés
« bosses de ris
». Larguer un ris c’est renvoyer de la toile.
Safran :
C’est une plaque
(en alu sur Pro’s Per Aim) qui plonge à la
verticale dans
l’eau à l’arrière du bateau.
Mobile, elle est
actionnée par la barre et permet de diriger le bateau. On parle
aussi de "gouvernail". Beaucoup de voiliers ont un safran "suspendu"
donc fragile. Pro's Per Aim a un safran en deux parties. Une
première partie est solidement fixée à la coque
sur une crapaudine qui la soutient à sa base. Comme Pro's Per
Aim est un dériveur
la seconde partie du safran est mobile. On peut la relever à
l'horizontale quand on veut échouer le bateau ou passer dans une
zone avec moins de deux mètres d'eau. Dans ce cas le bateau
reste maniable mais il faut de gros muscles pour tenir la barre. En
navigation, on descend cette seconde partie à la verticale. La
montée et la descente de la seconde moitié du safran
s'effectuent à l'aide d'un vérin hydraulique.
Taud de soleil
: voir bimini
Travers :
Vent de travers. A
l’arrière ou à l’avant du
travers. …
voir direction du vent
Trinquette :
C’est une
petite voile d’avant que l’on utilise en
remplacement du
génois
quand le vent souffle trop fort. Sur Pro’s Per Aim,
elle est à poste sur enrouleur le long de son étai.
Cet
étai est un câble partant du mât
(à 3 ou 4
mètres du haut) et arrivant sur le pont entre
l’étai du génois et le pied de
mât. Sur
d’autres bateaux, la voile est dans un sac en soute et
l’étai est largable (pour
le ranger, on le détache pour le fixer
à côté des haubans).